J'ai testé pour vous ... être professeur(e) des écoles stagiaire.

Il y a des métiers qui font rêver quand on est petit-e. Parmi eux, professeur, enseignant ou instit'. Le virus m’a prise très jeune, quelque part entre 8 et 9 ans et après quelques hésitations (devenir pompier étant ex aequo), je me suis lancée dans des études pour devenir enseignante. Etant ce qu'on peut appeler "une touche à tout", professeur des écoles était ce qui me correspondait le mieux, un métier où être polyvalent est primordial.
Après une licence Biologie Générale Sciences de la Terre et de l'Univers spécialité « Professorat des écoles », je me suis lancée dans un Master Métier de l'Enseignement, de l'Education et la Formation 1er degré. N'ayant malheureusement pas obtenu le Concours de Recrutement des Professeurs de Ecoles en Master 1, et étant sur la liste complémentaire en Master 2, j'ai opté pour le concours exceptionnel de l'académie de Créteil lors du Master 2. Pour l’année 2016-2017, j’ai donc eu la "joie" de devenir « professeur étudiante stagiaire », c'est-à-dire un mi-temps école et ESPE (en DU pour ma part ayant déjà un BAC+5). Un bébé-prof  qui a droit à un « poste-berceau » (en somme un poste bloqué dans une école dite à public facile dans l'utopie de l'Education Nationale) et, en principe, à un tuteur (dans cette académie, un enseignant référent de l'ESPE et un enseignant (PEMF) ayant le même niveau que toi "en principe").
J’ai donc attendu patiemment tout l’été 2016 pour savoir où je serai mutée. Fin août le couperet tombe, je suis affectée dans le nord de la Seine-et-Marne dans une école maternelle avec 24 petits loups de 4 et 5 ans. J’avais deux semaines avant la rentrée pour trouver un logement et organiser mon déménagement à 500 kilomètres de Poitiers où j’habitais. Chose impossible ! Trouver un logement en si peu de peu fut difficile. Les agences demandent des garants, ce que j'avais, mais le premier dossier déposé étant le premier à avoir le logement, ce fut fastidieux. En novembre, je m'installe enfin dans mon nouveau chez-moi.


QUE LE SORT PUISSE VOUS ETRE FAVORABLE !

Certes, mon école attendait deux stagiaires, mais personne n'était là pour nous accueillir, mis à part deux ATSEM adorables. Ainsi, j'ai visité seule l'école et n'ayant pas de binôme, je n'avais pas d'autre choix que de préparer seule programmation, progression, journée de rentrée puis mettre en place le mobilier de la classe (l'agencer à ma façon), mettre les premiers affichages pour accueillir les petits loups, etc. 

Passé le traumatisme de m'être retrouvée toute seule directement dans le grand bain, j'ai compris que j'étais moi-même maître de ma titularisation et que si je voulais que cette année fonctionne il ne fallait pas que je compte sur mes collègues et ce "binôme de pacotille".

Je vous rassure tout de suite, certains ont plus de chance que d'autres. 

Puis, au fur et à mesure de l'année, j'ai pu échanger avec une collègue de moyenne section, qui m'a énormément apporté et je l'en remercie grandement ! 
En janvier, puis en mars, deux jeunes enseignantes, bébé-prof de 1 an, ont élu domicile dans cette école et les échanges étaient au rendez-vous.
Je ne dis pas que les jeunes enseignants partagent alors que les "anciens" non, mais dans cette école aux défauts multiples (vous avez pu suivre mes péripéties sur twitter), le partage n'était pas de mise. Alors oui, j'ai été plus que ravie quand H. et M. ont rejoint notre équipe pédagogique. On s'est ainsi filé des coup de main (domptage de la photocopieuse, refilage de bouquins, d'activités et de coloriages magiques en tous genre, papotage du midi devant un bon hamburger pour déstresser et relativiser ...). Des collègues top qui permettent de ne plus voir les défauts de la structure scolaire.
Mes tuteurs étaient super ! Surtout ma maître formatrice (PEMF), une perle ! Elle m'a permis d'aller observer sa classe de petits/grands, de prendre quelques conseils chez les autres collègues de son école, et m'a donné beaucoup de pistes d'amélioration. De plus, elle a su me faire relativiser sur mon quotidien dans cette école, et me féliciter sur mon travail et mes compétences en tant qu'enseignante. Et cela croyez-moi, quand tu doutes de toi sans arrêt, que tu débutes, c'est PRIMORDIAL ! Elle  m'a énormément apporté !

Mes conseillères pédagogiques (CPC) ont été formidables en me permettant de visiter deux classes de cycle 3 (CM1/CM2 pour les non PE) ! Un cycle que j'aimerais énormément avoir dans les années à venir ! Et donc de continuer mon "auto-formation" puisque ces observations ne sont pas incluses dans la maquette de l'ESPE. C'était un choix, un besoin, une envie de me former au-delà de la formation proposée et cela sur mon temps personnel.


 

Week-ends sacrifiés ... et formation pas toujours adaptée.

Premières pour être professeur : être sérieux et travailleur. Les 6 premier mois, j’ai trvaillé facilement 70 heures par semaine en n’en passant que 18 heures devant les enfants. Ensuite, mes week-ends ont souvent été sacrifiés, ainsi qu’une partie des vacances. 

Élaborer des activités adaptées aux compétences du programme et aux capacités de chaque enfant ne vient pas comme ça et on ne vous apprend pas vraiment à les faire parce qu’au final, c’est assez personnel. C’est ce qu’on appelle « la liberté pédagogique ». Pour les « anciens », ça leur permet de justifier pas mal leurs leçons, pour les « bébés », ça met juste une pression de dingue. Comme si on vous lâchait dans une arène en vous disant « Tu fais ce que tu veux mais surtout tu dois faire ça, ça et ça », et cela sans te donner les règles du jeu. C’est dur. Tu es donc libre sans réellement l'être ; tu dois suivre des règles qui ne sont pas les mêmes, bien évidemment, d'un tuteur à l'autre, d'un CPC à l'autre, d'un formateur à l'autre, d'une académie à l'autre ; bref chaque personnels de l'Education Nationale voir différemment ce métier et comment il faut l'exercer. Pas facile de s'y retrouver.

Et puis, cette fameuse formation des bébés-profs où on apprend rapidement à amener ses copies dans son cartable « au cas où ». Si jamais la formation n’est pas adaptée ou répétitive, on a au moins l’impression de ne pas avoir perdu sa journée, mais certaines (aussi rares soient-elles) sont quand même bien utiles ! Soyons honnêtes, la formation n'est pas/plus adaptée. Certains enseignants formateurs n'ont jamais mis les pieds dans une école primaire (maternelle ET élémentaire), et cela est malheureusement valable pour cette académie mais aussi celle de Poitiers et tant d'autres (la formation étant la même à quelques détails prés).

Note pour les futurs enseignants, et si par pur hasard un futur ministre de l'Education Nationale passe par là (quoi c'est beau de rêver non ? ^^), on apprend beaucoup plus sur le terrain, lors des journées d'observation avec nos pairs, que les fesses posées dans un amphithéâtre. Discuter, partager et échanger, c'est pour moi, l'essence même de ce métier. Comme le dirait un certain Vygotsky (blague entre prof) l’interaction entre les pairs est un élément essentiel du processus d’apprentissage. Pour que nous, bébé-profs, apprenons de nouvelles compétences, il est plus efficace de faire nous faire travailler avec des pairs plus compétents, qui sont sur le terrain depuis quelques années, qui ont des choses à nous apporter !

La théorie c'est bien, mais dans la pratique beaucoup de choses différent !

Petite vue de la cour de récréation. Oui nous sommes sous un couloir aérien avec 
la belle vue des avions mais aussi le bruit parfois assourdissants, oups.

Les élèves qu’on peut aider… et les autres

Mais parlons du cœur du métier, ce qui fait pourquoi on le choisit : les enfants. Ces petits loups ont fait mes joies et mes peines pendant un an. Ils nous surprennent par des réponses…. inattendues. Voir ce petit sourire de satisfaction quand ils réussissent ou comprennent quelque chose ou tout simplement quand nous les félicitons. Ils nous font rire. Ils sont si spontanés dans l'amour qu'ils nous donnent et leurs paroles : "Maîtresse tu es une madame soleil quand tu souris." Ils nous font peur quand il faut gérer leurs vies personnelles qu’ils ne laissent jamais à la porte de la classe. Ils nous réjouissent quand ils surmontent les difficultés basiques. Ils nous déçoivent aussi.

J’ai dû apprendre deux leçons complexes pour cette première année : non, on ne va pas tous réussir à les aider et parfois on aura mal au cœur de voir des élèves essayer et essayer encore sans jamais pouvoir réussir et parfois, ce qui fait le plus mal c'est de voir des parents ne pas assumer leur rôle de parents ... 

En jetant un coup d’œil en arrière, j’aurais fait les choses différemment avec certains d’entre eux mais à cause de la quantité de travail, je n’ai pas eu autant de temps que je voulais à leur consacrer. Car c’est ça aussi la dure réalité de ce métier : entre la préparation et les corrections, la différenciation pédagogique à mettre en place, les réunions avec les parents, les conseils d'école, les livrets à remplir, le spectacle de fin d'année à préparer ainsi que la nouvelle répartition car tes petits loups passent en CP à la rentrée et sans oublier le côté étudiant avec le mémoire pour l'ESPE et les cours puis le tourbillon dans lequel tu es entraîné dès la rentrée, tu n’as pas le temps de faire ce que tu veux. 

Un métier passionnant et pour lequel il faut être passionné. Car c'est sans doute un des seuls métiers où tu ramènes du travail à la maison mais pas que, les soucis des élèves et tes questionnement face à leurs apprentissages. Combien de fois ai-je parlé de S. à mes amis et à monsieur ? Beaucoup trop de fois je pense.

Un métier où tu apprends beaucoup de toi-même et d'autrui.

Instruire et éduquer des enfants pendant dix mois, rire avec eux, et parfois pleurer, vivre des moments magnifiques, ne pas s'empêcher de les aimer et ne plus les voir de ta vie. C'est cela le métier de professeur des écoles.

Et pour cette rentrée 2017-2018 que deviens-tu ?

Inutile de mentir, les premières années tu es remplaçant. A court terme ou long terme. Tout dépend de la circonscription dont laquelle tu tombes, et des opportunités qui se proposent à toi. Pour le moment, je suis en mise à disposition, c'est-à-dire, remplaçante pour le département. 

Puis par la suite, certains ont leur classe définitivement dés la seconde année de titularisation (3 années d'enseignement), d'autres seulement au bout de 10 ans. Cela dépend des vœux effectués, des départements, des académies, des années, etc.



Voici le ressenti de deux amies et collègues, oui on fait une secte (et alors ^^ ?)

E., académie de Créteil (77)
"Pour l'ESPE, c'est la pire année de ma vie ! Manque d'intérêt car les cours étaient plus que redondants avec les autres années et on a rien appris en particulier. Les cours n'étaient pas vraiment structurés. Ça a manqué de cours basés sur notre pratique, et de petits conseils en tout genre. Bref, bilan négatif !
Côté école, c'était super ! J'ai progressé sur l'année et c'est là où je me suis réellement formée."

C., académie de Poitiers (79)
"Mon année de PES a commencé de manière très particulière ! En trois jours, j'ai eu le droit à un changement de département (à ma demande mais acceptée un peu tard puisque la rentrée avait lieu le lendemain !) et à une fermeture de classe pour manque d'élèves dans l'école. Adieu mon CM2, puis re-adieu mon CM1, bonjour mon CE1-CE2. 
Après un premier mois difficile, le rapport de mon maître formateur m'a bien encouragée à continuer mes efforts. 
Durant cette année de PES, j'ai découvert la piscine et son car qui nous oublie, les parents pénib…adorables, les cahiers oubliés chez les mamies, les biscuits au chocolat écrasés dans le classeur et mon préféré, le "maîtresse, mon chat a fait pipi dans mon cartable". Mais aussi les sourires des élèves, les dessins par milliers, les "aaaah j'ai compris, en fait, c'est facile", l'aboutissement des projets de l'année, les progrès de mes élèves, les fous-rires en classes, …bref, l'année de PES est passée bien trop vite."

J'espère que cet article vous a plu. Je vous remercie d'avoir tout lu. 
Si vous avez des questions n'hésitez pas.

11 commentaires :

  1. Coucou ^^
    Je suis tellement d'accord avec toi sur cette année : on en a vu des vertes et des pas mûres mais étrangement, ce sont les élèves/enfants qui nous ont le plus apporté ^^
    Un peu comme toi en début d'année, je suis arrivée 4 jours avant la rentrée, jetée dans la fosse aux lions, avec des collègues qui ne parlaient pas forcément (bon, maintenant, j'ai appris à les connaître et je m'entends bien avec eux donc c'est chouette), mais arriver comme ça dans un établissement, ça peut mettre une sacrée claque, surtout quand certains ne sont pas coopératifs ou si comme moi, on fait la même taille que ses élèves voire moins xD
    L'ESPE est l'ISFEC pour moi comme je suis dans le privé catho, mais la formation était pareille : ennui, ennui et sieste ! La plupart des formateurs nous parlaient de choses comme si c'était possible alors que ... NON ! Désolée mais mes élèves du 93, qui aiment Pokémon GO et Les marseillais ne vont pas trouver d'intérêt à ça, ça et ça, et c'est à moi de modifier pour qu'on ait un terrain d'entente entre les deux partis ! C'est fou comme les formateurs donnent l'impression de ne pas avoir été enseignant ! Ou alors dans des écoles extraterrestres xD
    Les parents ! Ah ! M'en parles pas ! Autant que certains assument que leurs enfants aient des difficultés, autant pour d'autres, c'est le prof qui ne comprends pas et le petit chou est parfait (quand il frappe les autres, je doute que ce soit moi le problème mais bon ...) ^^
    En tout cas, merci pour ton retour d'expérience et j'espère que tu vas vite trouver un poste fixe ^^
    Si tu veux venir voir des sixièmes un jour, hésites pas, j'aurais 3 classes à la rentrée =D
    Bises :)

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    1. Les parents ... On sera peut-être comme eux ...
      Non merci pour les sixièmes ^^
      Bisous.

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  2. C'est un bel article pour un métier qui nous apporte beaucoup.
    Oui, on fait beaucoup d'heures (alors que tout le monde pense qu'on passe notre vie en vacances) mais c'est un tel bonheur d'être avec les enfants.
    Aujourd'hui, j'ai demandé à mes élèves de faire un bilan de l'année : ce qu'ils ont aimé VS ce qu'ils n'ont pas aimé, pour que je puisse faire mieux l'année prochaine. (D'ailleurs, comme j'ai un triple niveau, la plupart de mes élèves de l'année prochaine, c'est eux ^^). Et le verdict : la seule chose qui n'ont pas aimé cette année, c'est quand je partais en formation chef d'établissement qu'ils avaient une remplaçante. ♥♥♥♥♥♥♥

    Je ne peux qu'appuyer lorsque tu dis que c'est un métier qui s'apprend sur le tas vu que je suis issue d'une reconversion et que j'ai été lancée PES (à l'époque c'était un tiers temps) sans aucune formation puisque j'ai passé le concours en candidat libre. J'ai eu, au cours de mon année de PES, 3 semaines d'entrainement au concours oral et hop, après, j'ai eu ma classe a temps plein...
    Par contre, pour la première fois cette année, j'ai décidé que mon travail pour l'école s'arrête à l'école. Bon, je fais des exceptions pour les blogs de profs que j'aime lire et les livrets scolaires. Mais, maintenant, je ne veux plus rapporter de travail à la maison. Si non, on n'en sort plus. Du coup, je préfère quitter l'école à 18h30 qui trimbaler mes cahiers. Et c'est pareil en vacances : je vais passer quelques jours dans les murs de l'école pour vraiment travailler et être productive mais je ne bosse (presque) plus chez moi ! Après, c'est chacun ses préférences mais je me sens beaucoup mieux comme ça. Ca me permet de prendre du recul.
    Tes petits cadeaux de maitresse sont trop mignons ♥ J'ai eu du champagne aujourd'hui (mais je l'ai oublié à l'école en partant...) ! Ca fait toujours plaisir mais je crois que ce qui me touche encore plus, c'est un petit mot pour nous remercier de ce que l'on a fait cette année.
    En enfin, j'aime beaucoup ta nouvelle bannière !

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    1. je ne pouvais pas rester à l'école (on n'a pas vraiment le droit ici). En plus, on m'oublie à chaque fois et active l'alarme parce que je suis dans le préfabriqué, sans bureau et surtout je fais du covoiturage avec une collègue ^^
      J'espère que quand j'aurais ma classe, je pourrais faire comme toi, laisser le travail au travail.
      Du CHAMPAGNE ?! La classe !
      ce qui me touche, oui ce sont les paroles des parents surtout, et les câlins des enfants, si spontanés, si vrais.
      Mais je ne dis pas non contre un petit cadeau haha (j'ai le droit chaque semaine à des coquillages et des dessins)
      Merci ♥

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  3. Merci beaucoup pour cet article, comme je souhaite m'orienter après ma licence en MEEF 1er degré aussi ça m'a vraiment intéressé!
    Je ne sais pas encore si je vais m'inscrire en ESPE ou ISFEC (d'ailleurs si tu as un conseil sur le choix n'hésite pas à m'en faire part), mais je m'attends pour ces études à ce que tu en as dit, ça serait largement mieux d'être beaucoup plus sur le terrain..
    Pour ma part je souhaite m'orienter vers le privé et apparement dans la région où je souhaite aller il y a pas mal de postes donc j'espère couper aux années de remplacement même si je reste les pieds sur terre quand même.
    En tout cas j'ai fait un stage d'une semaine dans une école fin mai et je me suis rendue compte que c'était vraiment ce que je voulais faire malgré les difficultés. Bon il faut dire que j'étais dans une école privée juste géniale, ça serait mon rêve de pouvoir y enseigner plus tard.
    En tout cas je te souhaite une très bonne continuation et j'espère m'en sortir aussi ^^

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  4. Même si je t'ai suivie sur Twitter, j'ai trouvé ton article très intéressant car j'ai découvert différentes choses. Il est en effet rare d'avoir son pote rapidement (contrairement à ce qu'une PES de cette année de l'académie de Créteil clamait partout sur FB). Il faut avoir un vrai coup de chance et faire des vœux stratégiques. En ce qui me concerne, sur Versailles, j'ai pu l'avoir en NT2 seulement grâce à une bonification de 10 points après avoir eu une CLIS (choix voulu et non pas par appât du gain... comme j'ai pu l'entendre "d'amies" de ma promo, qui étaient jalouses...).

    Bref, tout cas pour te dire que les premières années sont souvent galères mais le métier vaut largement le coup de s'accrocher !

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    1. Les ULIS et les SEGPA me font trop peur pour le moment. Je ne pense pas être capable, émotionnellement parlant.
      Je sais que les villes/zones que je demande sont prisées, mais si je reste avec monsieur (et je l'espère) on doit rester vers une gare donnant directement sur Paris (où il travaille). Je patienterais le temps qu'il faudra pour avoir mon poste de titulaire :)

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  5. Ce sont toujours les stages qui nous apportent le plus mais aussi ce qu'on en fait une fois qu'on revient avec nos expériences à l'école supérieure. Je te rejoins sur le fait qu'il faut davantage de cours de pratiques réflexives qui se basent sur nos expériences de classe avec les enfants. C'est le meilleur moyen d'apprendre!

    Félicitations pour avoir tenu le coup cette année! :D De belles t'attendent encore...! ♥

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    1. Merci :)
      On est plusieurs à le dire, est-ce rassurant de voir que c'est la même chose en Belgique ^^ ?
      Est-ce qu'un jour le ministère écoutera les profs ? J'en doute ! Ma tante, prof d'Histoire-Géographie depuis 18 ans me dit la même chose, elle a appris sur le terrain et non avec les cours "théoriques" et inutiles de l'IUFM.

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    2. Moi j'ai eu la chance d'avoir une formation où, après les stages, on avait 4h de debriefing et où on analysait des incidents qui s'étaient produits durant nos heures de cours pour mieux se former mais on aurait pu facilement en faire le double. Bref, y'a qu'en faisant qu'on apprend ;)

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  6. Hyper intéressant cet article, c'est vrai que ça semble pas être un métier facile tous les jours.

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Merci pour cette visite et ce commentaire petit chat ♥

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