Puisque rien ne dure.



           AUTEUR: Laurence Tardieu
           EDITION: Le livre de poche
           DATE DE PARUTION EN FRANCE : 2008
           GENRE: Drame, Contemporain.
           PRIX: 4.50 
           CATÉGORIEAchat.





QUATRIÈME DE COUVERTURE  
Je meurs voilà ce qu'elle m'écrit Vincent je meurs viens me voir viens me revoir une dernière fois que je te voie que je te touche que je t'entende viens me revoir Vincent je meurs. Et au bas de la feuille, en tout petit, presque illisible, son prénom, Geneviève, tracé lui aussi au crayon à papier, comme le reste de la lettre, de la même écriture tremblante, défaillante, si ce n'avait pas été ces mots-là on aurait pu croire à l'écriture d'un enfant, on aurait pu sourire, froisser la feuille, la jeter à la poubelle et l'oublier ; mais non, ce n'est pas un enfant, c'est Geneviève qui meurt.


MON AVIS, 17/20.       Un roman court certes mais qui va droit au coeur.
________________________________

      Puisque rien ne dure évoque un sujet délicat et poignant qu'est la perte d'un enfant.On rencontre ici Vincent et Geneviève .. Deux parents qui ont vu leur vie s'écrouler le jour où leur fille Clara, 10 ans, n'est jamais rentrée de l'école. Quoi de plus insoutenable pour des parents que de ne pas savoir ce qu'il est arrivé à leur enfant ?

      À travers une narration en trois temps - qui je dois l'avouer m'a quelque peu perturbée au début de ma lecture -, Laurence Tardieu nous raconte le cataclysme que représente la disparition d'un enfantLe récit commence quinze ans après le drame. Vincent vient de recevoir une lettre poignante de Geneviève. Ils se sont séparés quelques mois après le terrible événement et ne se sont pas revus depuis. Aujourd'hui, il part la retrouver et les souvenirs refont surface. La seconde partie se déroule quelques jours après la disparition de Clara. C'est le journal intime de GenevièveLa dernière partie, enfin, raconte les retrouvailles de Geneviève et Vincent.

      Une fois le roman débuté, il est vraiment difficile de le refermer. Vincent et Geneviève sont tellement réels, sensibles et au fil des pages on s'attache à ce "couple". Le sujet évoqué est fort et poignant mais le ton utilisé par Laurence Tardieu n'est pas apitoyant. On ne pleure pas, on n'a juste le coeur serré et on se dit que malheureusement cela existe dans la vie réel. L'auteure nous décrit avec beaucoup de délicatesse et de justesse, le cataclysme et l'enfermement qui suit un pareil drame pour des parents. Bien que je ne connais pas ce sentiment de perte - et heureusement - certains passages m'ont touché profondément. Des passages qui parlent de l'écriture et de ce qu'elle apporte à ceux qui ont ce besoin de poser des mots sur des maux.

       Puisque rien ne dure est donc un magnifique roman, court mais fort, que je conseille à tous et surtout à ceux qui recherche les jolis mots. Vous ne ressortirez pas indemne de cette lectureJe me suis plongé dans ce roman par un appel du titre, car j'ai appris à mes dépends que rien ne dure dans la vie ... Ce livre est arrivé à un moment où j'avais besoin de réponses, il m'en a apporté.

     Je découvre cette auteure avec ce roman mais je ne compte pas m'arrêter, La confusion des peines m'a l'air d'être un roman qui me touchera ainsi que Comme un père ...

LES  +  :
  • Une plume délicate, poignante.
  • Un roman court et fort.
  • Des personnages attachants.
  • De sublimes passages qui vous marqueront.

LES  -  :
  • .La forme de l'oeuvre : trois parties et une absence de chapitre

LES PASSAGES QUE JE RETIENS 
« J'écrivais le soir, lorsque j'en avais le courage.Je me raccrochais à ce temps d'écriture comme d'autres se seraient raccrochés à une mère, à un frère... Ce n'était pas pour adoucir ma peine : c'était pour ne pas me laisser submerger par elle. Pour que la douleur ne m'emporte pas..»
«[...] Je ne savais pas que les mots peuvent sauver. Aujourd'hui je le sais : ils maintiennent le lien à soi. Ils permettent de ne pas s'égarer dans la nuit profonde de la folie. [...] Ecrire ce soir m'a permis de finir la journée dignement : sans tomber, sans céder à la tentation d'en finir. Cette fois encore, l'écriture m'a sauvée. [...] Si je m'arrêtais d'écrire je crois que je mourrais. Seuls les mots me maintiennent en vie.»

1 commentaire :

  1. J'ai eu une période Laurence Tardieu. Et puis j'ai vite arrêté car ses romans me déprimaient mais c'est d'une telle beauté. Puisque rien ne dure a aussi mon premier roman de cette auteure, et c'est tellement incroyable ! Le sujet, l'écriture, la narration, ... tout ! Ravie de voir que ça t'a plu !

    RépondreSupprimer

Merci pour cette visite et ce commentaire petit chat ♥

Designed by OddThemes | Distributed by Gooyaabi Templates